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Coins lecture

Une table d’appoint pour la tasse et le livre : bois, métal, caisse de récupération

Matière
bois
Saison
toute l'année
Effort
sans achat
Une table d'appoint pour la tasse et le livre : bois, métal, caisse de récupération

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Un jeudi de février, vers seize heures, j’ai posé une tasse de thé sur l’accoudoir du fauteuil. Elle a tenu dix minutes. Puis un geste maladroit, un livre qui glisse, et la boisson s’est répandue sur le plaid. Ce petit désastre m’a rappelé qu’un coin de lecture sans surface, à portée de main, ne tient pas ses promesses. Rien de coûteux n’est nécessaire, mais certaines qualités comptent : la stabilité, la hauteur et la matière.

Ce qu’on y pose réellement

Avant de chercher un meuble, il faut lister ce qu’on veut y déposer. Chez moi : une tasse, les lunettes, un marque-page, parfois une bougie, un carnet et un stylo. Pas de pile d’ouvrages ni de plante, qui demandent un autre support. Cet inventaire dicte la taille minimale. Une surface de la largeur d’une assiette à dessert, vingt-cinq à trente centimètres de côté, suffit largement. Plus petit, on empile et les chutes arrivent. Plus grand, on encombre.

La hauteur qui convient

La surface idéale arrive à peu près à hauteur d’accoudoir ou un peu en dessous. Ainsi, le bras tombe naturellement dessus sans que l’épaule monte. Trop haute, elle oblige à lever la main et la tasse se renverse plus souvent. Trop basse, elle impose de se pencher et la nuque tire. Un test simple : s’asseoir dans le fauteuil, laisser pendre le bras et regarder où la main se pose. Cette hauteur-là est la bonne.

Improviser sans rien acheter

Dans toutes les maisons, il y a des objets qui font très bien l’affaire :

  • Un tabouret de cuisine ou de salle de bains, souvent en bois ou en métal peint, de la bonne hauteur. Posé de biais, il se glisse près d’un accoudoir.
  • Une pile de gros livres surmontée d’un plateau ou d’une planche à découper. Je l’ai fait pendant des mois, avant de décider que cela me plaisait vraiment. Les livres du bas doivent être les plus larges, pour éviter le basculement.
  • Une caisse en bois retournée, ancienne caisse de pommes ou de vin. Le bois brut, un peu patiné, apporte beaucoup de chaleur à une pièce, et la caisse sert aussi de rangement quand on la dispose sur le côté.
  • Un tronc ou une section de bûche bien sec, poncé et passé à la cire d’abeille. On en trouve parfois chez les voisins, quand un arbre a été abattu. Il faut l’avoir laissé sécher au moins un an à l’abri, sinon il se fend.
  • Une valise ancienne fermée, de brocante, qui sert de table basse en même temps que de rangement pour les plaids.

Les matières et leurs caractères

Le bois est chaud au toucher et absorbe les bruits : poser une tasse sur une surface en bois fait un son mat et rassurant. Il craint cependant les traces d’eau et la chaleur. Un petit sous-verre en liège, en feutre ou en tissu protège la surface. Une tâche blanche sur du bois ciré peut parfois s’atténuer avec un chiffon sec et un peu de cire, appliquée en frottant dans le sens du fil.

Le métal, souvent froid, résiste mieux à la chaleur et se nettoie d’un coup d’éponge. Il fait du bruit à chaque dépôt, et il peut rayer le parquet, d’où l’intérêt de petits patins en feutre sous les pieds. Le verre est élégant, mais fragile, et rend chaque marque de doigt visible. Je le réserve aux pièces où il n’y a ni enfants ni animaux qui courent.

Le rotin et l’osier légers sont jolis, mais mal adaptés aux liquides : le moindre verre posé penche sur les mailles. Si on en a un, on y place un plateau rigide.

Un plateau, et le tour est joué

Un plateau change tout. Posé sur un pouf, sur un coffre ou sur un carton de livres, il crée une surface plane à peu près partout. Il se déplace en une seconde : on l’emporte en repartant, et le coin retrouve son aspect d’avant. Je trouve que cette mobilité convient bien aux petites maisons, où chaque coin doit pouvoir servir à plusieurs choses selon les heures.

Pour que la tasse ne glisse pas, un morceau de tissu antidérapant ou de liège collé au fond du plateau suffit. Les bords surélevés évitent que tout dégringole au moindre mouvement.

Sécurité autour de la tasse et de la bougie

  • Une bougie ne se pose jamais sur une surface instable, ni à proximité d’un rideau, d’un plaid ou d’une page de livre. Un photophore en verre épais ou en métal, sur un plateau lui-même stable, limite les risques. Elle ne reste jamais allumée quand on s’endort.
  • Une table basse en cuisine ou une table qui vacille doit être calée avant d’y poser une boisson chaude. Un petit carton plié sous un pied règle souvent le problème.
  • Avec de jeunes enfants ou des animaux, on évite de laisser une boisson brûlante sur une surface basse et accessible.
  • Un fil de lampe ou de chargeur qui traîne au pied de la table peut la faire tomber. On le fixe le long du mur.

Si l’on souhaite acheter

Après avoir testé plusieurs improvisations, je sais précisément ce qui me manque : une surface un peu plus large, un petit tiroir pour les stylos, et une matière qui supporte l’eau. C’est ainsi, en observant ce qui nous gêne, qu’on évite l’achat impulsif d’un meuble trop grand. En brocante, les tables de chevet anciennes, les guéridons et les tables gigognes se trouvent facilement. Je vérifie toujours leur stabilité en appuyant sur un coin, et je regarde les pieds : un pied légèrement bancal se recolle, mais un plateau fendu est plus délicat à réparer.

Pour un logement loué, les tables pliantes ou à accrocher à l’accoudoir sont pratiques : elles ne demandent aucun perçage et se rangent à plat.

Pour commencer ce soir

Repérez dans la maison un tabouret, une caisse ou un plateau et placez-le à côté de votre fauteuil, à hauteur de la main. Déposez-y la tasse, les lunettes et le marque-page, et notez ce qui manque. Demain, vous saurez précisément ce qu’il faut ajuster, déplacer ou, au besoin, chercher en brocante.

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